Bon le blog a un peu souffert des vacances, plus de la rentrée, hum....
Mais prochainement on publiera quelques articles spécialement pour les futurs voyageurs pour ce merveilleux pays qu'est le Pérouuuuu !!!!!!!!!!!
En attendant, voici le rapport que l'on a tapé pour avoir notre bourse Explora Sup et qui contient des infos intéressantes:
Etudiantes en 3eme annee, en ecole d’ingenieur a ISARA-Lyon, en agriculture, agroalimentaire et environnement, nous avons effectue un stage au Perou. Notre stage s’est deroulle du 6 juillet au 30 septembre 2009. Nous avons travaille sur des projets d’elevage de cochons d’inde.
Stage:
Nous sommes parties par l’intermediaire d’une association française, Solidaile (http://solidaile.org/), qui soutient differentes initiaves locales de developpement au Perou. Les projets appuiyes concernent des domaines tres varies tels que l’education, le tourisme alternatif ou encore l’agriculture. Solidaile a une politique de micro-credits, c’est-a-dire qu’elle ne donne pas d’argent expecte pour des projets sociaux.
Nous avons trouve notre stage grace a l’aide de l’un de nos professeur, connaissant bien le milieux des ONG. Il s’agissait d’un stage au sein de deux associations peruviennes, l’une a Huaraz appelee Ally Ruray, et la seconde a Quinua, pres d’Ayacucho, Retama. L’objectif du stage etait de realiser une etude qualitative et faisabilite des projets.
Nous n’avons reçu aucune renumeration de l’association française. En ce qui concerne le rythme de travail, nous organisions nous meme notre emploi du temps avec les responsables des differents projets. Les relations etaient cordiales car le president de Solidaile est un ami des responsables locaux.
Logement
Notre stage nous a demande de nous deplacer et donc de sejourner dans plusieurs villes du Perou. Nous avons donc cherche en priorite des auberges de backpackers pour leur prix modere et l’ambiance chaleureuse.
A Lima, nous avons sejourne dans une auberge appelee Tambopacaya (http://www.tambopacaya.com/), situee a Jr. Manco Capac 212, dans le quartier de Magdalena del Mar, a 15 minutes en bus du centre ville. Il est bien deservi par les bus, donc il est facile de se deplacer a Lima. Ce quartier est sur et tranquille, ou l’on trouve facilement des restaurants pas chers et des supermarches pour faire ses courses. L’accueil de Tambopacaya est super grace a son gerant, Scott, qui se met en quatre pour aider les nombreux voyageurs qui passent par son hotel. Pour une chambre partagee avec salle de bain et eau chaude, la nuit coute 20 NS. Il y a acces libre a internet et a la cuisine.
A Huaraz, nous avons loge dans deux endroits differents :
A Quinua, nous avons sejourne a l’hotel Rumi Wasi, le seul avec eau chaude. Nous avons eu le contact avec les gens de l’association. C’est pourquoi nous avons paye 25 NS/nuit pour la chambre. Il y a deux salles de bain communes.
Argent
La monnaie peruvienne est le Nuevo Sol. A ce 21/09/2009, il faut environ 4.3 NS pour 1€, et 2.95 NS pour 1$. Les endroits ou l’on peut changer de l’argent sont nombreux mais les taux ne sont pas les memes partout. A l’aeroport, il y a un bureau de change, mais le taux est un des plus mauvais, donc ne changer que le strict minimum, pour le taxi par exemple. C’est a Lima ou nous avons rencontre le meilleur taux (4.14 NS pour 1€), tout particulierement pres de la place San Martin, dans le Centre. Le taux est tres mauvais a Huaraz aussi, autour de 3.95NS pour 1€. On est parties avec 300€ de liquide chacune, qu’on a change petit a petit.
Pour retirer de l’argent dans les caisses automatiques, les frais de retrait dependent des banques. Nous qui avions un compte Bagoo à la Banque Postale, les frais de retrait a un distributeur automatique sont de 2% du montant retire, plus 3.50€. C’est pourquoi il est plus judicieux de retirer de grosses sommes d’argent. Nous retirions chacune notre tour environ 1200 NS a chaque fois. Mais le montant de retrait maximum autorise varie selon les banques. MultiRed (1500 NS et +) et ScottiaBank (env 1000 NS) sont les banques avec lesquelles on a pu retirer le plus d’argent d’un coup. Banco Continental ne permet de retirer que 400NS max par jour.
Durant notre stage, on a essaye de vivre avec 300€ par mois. On a fait un peu plus, parce qu’on a fait un peu de tourisme, que nos deplacements etaient nombreux (en tout 255 NS) et que l’on a achete quelques souvenirs. Aussi, on ne pouvait pas negocier les prix de l’hebergement car on ne restait jamais plus de 10 jours dans un meme hotel. A notre avis, il est tres largement possible de vivre comme un etudiant en stage, pour 300€ par mois.
Sante
On n’a eu aucun probleme de sante particulier malgre tous les medicaments que l’on a emporté. Dans notre trousse, on a utilise du Smecta, du paracetamol, de la vitamine C (pour l’altitude) et des aquatabs. Pour une trousse a pharmacie complete, demander a un centre de vaccination international, ou a n’importe quel medecin generaliste.
Les vaccins que l’on a fait avant de partir sont : fievre jaune, hepatite A, fievre typhoide, rage. On est a jour sur tout les autres vaccins. Pour la fievre jaune, on l’a fait parce qu’on voulait aller dans la selva. Et pour la rage, on nous l’a conseille parce qu’on faisait un stage dans le milieu de l’elevage, mais on ne s’est jamais senties menacees.
Lucie a pris une extension de sa mutuelle, la MCD pour couvrir les frais de rapatriement, et pour ne pas que le remboursement des frais medicaux soit base sur les references du Perou, mais sur celles de la France.
On n’a jamais eu affaire a un medecin ou a un hopital.
Il est tres facile de trouver des pharmacies, avec un choix important. Il est possible de trouver du produit a lentilles de contact.
On ne buvait jamais l’eau du robinet, sauf pour se laver les dents. L’eau minerale n’est pas chere (2NS pour 2.5L) et facile a trouver.
Concernant la nourriture, nous n’avons jamais eu de probleme alors que nous avons mange parfois dans des lieux assez limites (marches, vente dans la rue...). Il est bien d’y aller progressivement les premiers jours, de ne pas manger tout de suite dans les restaus a 4 NS. A part ça, suivre son bon sens et ne pas manger du poisson de la Costa dans la Sierra par exemple (a part de la truite). Ne pas mepriser les restaus avec un choix limité, c’est signe que la nourriture est fraiche, il n’y a jamais de stock.
Telecommunications
Il est tres facile d’avoir a acces a internet, dans les cybercafe. Le prix est de 1NS l’heure. Il est egalement facile de telephoner au Perou, grace aux cabines un peu partout.
Pour le stage, nous avons achete un portable dans un magasin Claro, le moins cher possible (70NS). Il est tres facile d’acheter des recharges (10 NS pour 20 min).
Il existe deux operateurs telephoniques au Perou : Claro et Movistar. Un portable Claro ne peut pas appeler un portable Movistar et inversement. Du coup, beaucoup de peruviens ont deux portables !!
On a quand meme emporte nos portables français, qui nous servaient a communiquer en France, mais aussi avec d’autres français au Perou. Recevoir des appels coute tres cher et 15 min peut consommer votre forfait du mois (1.5h). Mais recevoir et envoyer des textos n’est pas tres cher.
Notre principal moyen de communication etait internet.
Vie quotidienne
- Climat : A Lima, de juillet a octobre, c’est l’hiver et le temps est gris a cause de la garuà, un brouillard qui vient de la mer. La temperature est d’environ 18 degres. Pas beaucoup de soleil. Les nuits sont fraiches et tombent vers 18h.
A Quinua et Huaraz, le climat est sensiblement le meme, celui de la Sierra. Les journees sont assez chaudes et systematiquement ensoleillees (ne pas oublier la creme solaire), mais les nuits sont tres fraiches (sortir son manteau, son echarpe et sa polaire).
La nourriture est tres bonne en general. Il est possible de manger un menu a partir de 3 NS, mais le choix est tres vite limité.
Les aliments les plus courants sont le poulet, le riz, les pommes de terres...
Plats a gouter :
Marie
La principale difficulte rencontre au cours du sejour a ete le fait de pratiquer l espagnol. C etait la premiere fois pour moi que je pratiquais une langue etrangere intensement, dans son pays d origine. Au debut, c est assez dur de ne pas pouvoir s exprimer comme on voudrait, mais en fait cela donne la motivation pour faire des efforts, se depasser. Mais au debut, je l ai vraiment ressentie comme une barriere. Nous sommes en stage professionel, donc on est sense avoir des rapports bien plus complexes que ceux d un simple touriste avec les personnes locales. De plus, nous travaillions sur un projet de micro credit donc l enjeu etait de taille.
Je pense que ce stage m a appris enormement sur l importance des langues, ce dont on ne peut pas se rendre compte avant d avoir ete confronte a cette barriere de la comprehension mutuelle. J ai egalement beaucoup appris sur les enjeux de la communication au cours de cette experience peruvienne. L association francaise nous avait charge d etudier la faisabilite du projet de l association peruvienne, d estimer leurs besoins... Et d un autre cote, nous relayions aux associations locales les exigences de Solidaile relatives au micro credit. Nous etions donc au coeur des relations entre les deux associations et la communication devait passer sans souci et tres rapidement par nous. Nous avons beaucoup appris sur les relations humaines et la communication en occupant cette place a l interface. C etait d autant plus enrichissant qu il s agissait d une relation franco peruvienne, donc nous devions nous adapter a chaque interlocuteur.
Cette experience m a fait evolue dans mes projets personnels et profesionnels.
D une part, elle m a fait prendre conscience de l importance du dialogue, de la rencontre Nord Sud, et de l enrichissement que chacun peut en retirer. Je pense que cette rencontre est particulierement fondamentale pour ceux qui evoluent dans le milieu associatif de la solidarite internationale. Pour ne jamais s arreter dans des relations de charite, mais reellement de partage, de connaissance de l autre.
De plus, ce stage m a permis de m essayer au travail a l international, qui me tentait pour la suite de mes projets professionnels. Ce fut une tres bonne chose de se confronter a la realite, de voir si j en etait capable ou non.
En ce qui concerne la preparation du sejour a l etranger, l ISARA a organise deux seances interessantes : une sur l interculturalite et une autre sur comment regler les formalites administratives avant de partir (Banque, couverture maladie...). Concernant le travail effectue au cours du stage, nous nous sommes un peu preparees en discutant avec le president de Solidaile sur ce qu attendait l association de nous, et en prenant contact par mail avec les responsables des projets peruviens. Nous avons aussi pris des rendez vous avec des personnes francaises au Perou susceptibles de nous aider : une ancienne etudiante de l ISARA qui travaillait sur les cochons d inde, et une personne de l Ambassade de France.
Je pense que nous ne nous sommes pas tres bien preparees avant de partir. Nous aurions peut etre du plus dialoguer avec les responsables des projets par mails afin de s organiser et de mieux connaitre le projet avant d arriver. Mais c est difficile de se preparer en France. On ne se rend compte de la situation que plonge dedans jusqu au cou, et non derriere un ordinateur francais. A part cela, je pense que j aurais essaye d ameliorer un peu mon espagnol avant de partir. Mais bon, meme chose, on ne s ameliore qu une fois bombardee avec la langue tous les jours !
Concernant la bourse Explora Sup, elle est tres utile. Mais dans notre cas, nous avons du acheter notre billet d avion bien avant de la recevoir (1 333 €), et donc faire une avance d argent plutot importante. Ca a ete possible grace a nos parents, mais je ne pense pas que tous puissent se permettre d avancer une telle somme.
Lucie
Globalement, le bilan de mon stage est tres positif. Je souhaitais effectuer mon stage en Amerique Latine, pour decouvrir une agriculture differente, ameliorer mon espagnol, apprendre a vivre et a travailler d’une autre maniere. Il s’est trouve qu’une opportunite au Perou s’est presentee. C’est un pays extraordinaire tant au niveau culturel, historique, que ses habitants.
Ma principale difficulte a ete le manque d’organisation du travail avec une association peruvienne, en particulier. La communication, pour y parvenir, est essentielle, mais toujours compliquee d’autant plus quand il s’agit d’une langue etrangere. Sans programme fixe a l’avance on se sent vite inutile, on tourne en rond. C’est pourquoi, nous avons pris le temps par la suite, d’etablir un plan d’action pour les semaines a venir. Meme si le programme etait ensuite ajuste; il aide d’une part a gerer son temps et d’autre part a suivre et maintenir un objectif precis.
Je souhaitais vivement realiser un stage dans un milieu associatif professionnel, afin d’acquerir une plus grande experience de terrain. Ce stage constituait une veritable possibilite de comparer la realite avec mes suppositions, attentes. A la fin de mes etudes, j’envisageais de m’engager comme volontaire, pendant un ou deux ans, au sein d’une ONG. Ce stage a permis de me poser plusieurs questions auxquelles je n’avais pas sougees avant mon depart, notamment sur mon projet professionnel. Apres cette experience, je souhaite desormais effectuer un stage dans un institut de developpement agricole publique.
Nous avons eu la chance de participer a des sessions de depart et de retour a l’etranger, dipensees par le CCFD (comite catholique de lutte contre la faim). Ces formations sont toujours tres enrichissantes et permettent d’anticiper le sejour pour mieux l’apprecier. De plus, elles nous ont permis de rencontrer des projets similaires, mais egalement des projets tres distincts.
Au sein de notre ecole, ISARA-Lyon, plusieurs sequences ont aborde le theme de la multiculturalite tout au long de notre cursus. Ces heures inscrites a l’emploi du temps, ont particulierement bien appuye la politique de l’ecole, a savoir realiser un sejour minimum a l’etranger au cours des 5 ans. Ainsi, a travers des jeux de role et des experiences de professionnels, nous avons prepare et, nous nous sommes prepares au depart.
Je conseillerais, a ceux qui vont partir, de se renseigner un maximum sur le pays a travers des discussions avec des personnes deja parties, des livres, des sites internet... Anticiper est le maitre mot pour profiter totalement de son sejour. Et malgre cela, les surprises et les imprevus ne manqueront pas de rendre le voyage unique.
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